Le Grand Ferrand par les tunnels, les arches et la Vire Olympique

Grenoble Amitié Nature - Club de montagne omnisports

Le Grand Ferrand par les tunnels, les arches et la Vire Olympique

Pour le dernier jour de notre séjour en Dévoluy, le 3 juin, nous avons décidé de parcourir le Grand Ferrand en passant par la plupart des curiosités du secteur, comme suggéré par P. Sombardier et publié en 2010. Depuis, l’accès au Grand Ferrand par les tunnels est devenu une classique, à tel point que l’itinéraire est actuellement entièrement balisé (points bleus).

A la sortie du torrent des Adroits, on quitte la voie normale et on passe en rive gauche. Là, ne pas prendre dans les pierriers, mais monter dans la pente herbeuse (portions de sentiers avec quelques points rouges ) vers la barre de falaise au-dessus, où se trouvent l’arche et le Chourum des Adroits. Ce dernier vaut la visite, et après l’avoir traversé et admiré, on redescend à son pied pour continuer le bon sentier, balisé de points bleus, qui mène, à travers de débonnaires croupes herbeuses, au Pas de la Cloche. Il faut y monter, pour la vue sur la vire Olympique, mais surtout car c’est de là que part le sentier, toujours balisé de points bleus, qui mène directement au tunnel de la Cloche. Grosse densité de points bleus sur la fin !!

La traversée des tunnels est toujours un plaisir et une surprise. Une fois sur l’arête, la vue est stupéfiante. Mais on voit aussi que le tunnel des Arches Interférentes, notre prochain objectif, est plein de neige. Après hésitation, nous décidons d’aller admirer les Arches Interférentes par-dessus, après avoir gravi le Grand Ferrand, et descendu son arête sommitale jusqu’au col entre petit et grand Ferrand. Effectivement, il y a de la neige sous les arches, et même vu de dessus, le site reste magique.

Une fois redescendus au col, après le casse-croute, nous attaquons la vire Olympique, bien inquiétante vue depuis le col. Un vague sentier dans les éboulis nous mène sur la lèvre de la falaise, où une dizaine de mètres, en terre, extrêmement mince doit être traversée. C’est le pas le plus scabreux de la course. Il vaut mieux monter un peu dans l’éboulis pour éviter ce passage. Par contre, ensuite, un très bon sentier dans les éboulis, quelques mètres au-dessus de la lèvre, permet de parcourir la vire Olympique en toute sécurité, en admirant au passage l’inquiétant et monstrueux Chourum Olympique. La fin de la vire, dans des éboulis permet de gagner le haut du couloir de descente. Heureusement, dès les premiers mètres, un échappatoire à gauche permet de sortir du couloir pour prendre des pentes d’herbe faciles. Plus bas, après l’étranglement du couloir, on peut prendre les éboulis et descendre facilement en ramasse jusqu’au vallon sur le névé. Le sentier est à la même hauteur, de l’autre côté du Névé.

Nous sommes dans le gigantesque et magnifique vallon du Grand Villard, avec derrière nous l’itinéraire que nous venons de parcourir. Il est difficile de croire que nous sommes passés par là.
Nous quittons le sentier pour descendre quelques pentes en ramasse, puis nous descendons tranquillement la partie herbeuse du vallon. Nous contournons un troupeau de moutons, mais surtout ses 5 patous dont 3 viennent nous renifler les fesses … L’itinéraire consiste à contourner par la gauche la barre des Fontaines, puis de prendre le sentier qui est à son pied. Connaissant le coin, pour faire plus court et par challenge, je tente de trouver un passage direct à droite. Par chance, on trouve un passage, pas évident mais sans problème, nous ramenant dans le vallon des adroits.

C’est l’un des itinéraire les plus extraordinaire, spectaculaire et varié qui se puisse imaginer, dans un décors sauvage, improbable, époustouflant. Un voyage sur une autre planète, le temps d’une journée.

Participants : Monique S, Laetytia R, Mariette R, Olivier G, Gregory R, Christophe C, Didier G, Jacky.

Dénivelé : env 1450m
Distance : 12.6km

La trace gpx.