La Grande Vire du Pierroux

Grenoble Amitié Nature - Club de montagne omnisports

La Grande Vire du Pierroux

Après s’être retrouvé à St Disdier en Dévoluy, et d’avoir allégé deux véhicules en laissant les bagages dans les autres, le groupe de 8 Ganistes remonte la mauvaise piste qui donne accès au départ de la balade. On se gare au Y, seul endroit où on peut faire demi-tour et se garer sans bloquer le passage.

Il faut remonter la piste sur 280m avant de voir un cairn et un sentier peu marqué dans l’herbe à gauche. Ce sentier facile rejoint une piste, très pentue, qui donne accès au « Jas », un beau replat avec une herbe très haute. En haut de ce replat, dans les pierriers, il faut ignorer la gorge de gauche qui descend du sommet, pour remonter le vallon qui est droit dessus, en le prenant par la gauche, (il suffit de suivre le tuyau noir), puis de remonter tout ce raide vallon, toujours en restant à gauche. Malheureusement, le topo de Sombardier (dans Vertiges d’en Haut) indique d’aller au point IGN 2277m qui est au point bas de la crête, alors qu’il faut simplement rester à gauche du vallon pour atteindre la crête sur un dôme herbeux confortable (pointillés blancs).

Le sangle démarre là, facile et large au début, mais avec de sérieux raidillons à descendre où il faut faire attention à ne pas envoyer de pierre sur les copains. L’itinéraire est évident, sauf à l’endroit où il faut descendre vers un arbuste. Pas de difficulté mais la concentration est permanente, le sentier est étroit, souvent en terre et herbe, et la chute est interdite. Le seul pas délicat est un effondrement récent qui a emporté le sentier sur une quinzaine de mètres. Il faut contourner par le haut, au ras des rochers, avec un pas en terre scabreux. Il faudrait qu’une bonne âme vienne planter deux spits et laisser une corde …

Le moins plaisant, à mon avis, est le raide couloir qui termine le sentier. Il s’agit d’une centaine de mètre à remonter, soit en herbe au centre, soit en herbe et rocher à gauche (l’option à gauche semble meilleure) pour atteindre un petit col. La descente du col est tout aussi scabreuse, en marne pourrie, mais heureusement une corde fixe est là pour assurer le passage. Nous descendrons toutefois un par un pour limiter les risques de chute de pierre.

Ce passage d’une trentaine de mètre permet de rejoindre l’itinéraire du Pas de l’Arche, et les traces sont plus nettes. Il suffit de les suivre en remontant des pentes en rocher et herbe, raides mais faciles puis de partir à droite à plat, pour passer en face ouest.

L’itinéraire de retour en face ouest est beau, plaisant, intéressant, mais pas évident. Depuis la crête, il faut repérer, au pied de la pente d’herbe, un petit couloir qui franchit la première barre de falaise. En haut de ce couloir très emprunté (chamois) on trouve une sente horizontale qui donne accès à une énorme baume, impressionnante par ses dimensions. Au bord gauche de cette baume, on descend un raide pierrier (attention aux pierres !) jusqu’à une sente à gauche qui parcourt une jolie vire étroite et aérienne permettant d’accéder au vallon suivant. Cette sente monte ensuite facilement dans l’herbe pour passer par-dessus la barre de droite, et arrive à un grand replat herbeux où se trouve une cabane de berger en bon état (vide à cette époque).

De la cabane part un sentier très peu marqué, plat-descendant, balisé par des piquets blancs, qui circule agréablement entre les barres pour franchir la crête donnant accès au vallon de départ. De là, la descente est facile, soit par le sentier, ou simplement à vue.

Dénivelé : env 1100m
Distance : env 9km

La trace gpx.