Presles et Bournillon

Grenoble Amitié Nature - Club de montagne omnisports

Presles et Bournillon

Ce samedi nous avons décidé de faire une balade de type touristique réunissant des curiosités naturelles du Vercors dont plusieurs de niveau international. C’est donc d’un pas de sénateur que nous démarrons cette balade.

Au départ du petit village de la Ranconnière, en dessous des grottes de Choranche, nous remontons le bon sentier qui suit les torrents tapissés de tuf. Un peu plus haut le sentier nous amène tout près d’ une gigantesque cascade de tuf l’une des plus impressionnantes de la région. C’est la rivière qui sort de Gournier et qui a concrétionné une cascade de plusieurs dizaines de mètres d’épaisseur pour une vingtaine ou trentaine de mètres de hauteur.

La cascade de tuf de Gournier
La cascade est si épaisse qu’il a été creusé un tunnel à l’intérieur pour la traverser

Après moult commentaires et photos nous traversons la cascade pour nous retrouver dans le porche et le lac d’entrée de Gournier. Le site est spectaculaire avec ce beau lac clair et profond et les multiples concrétions qui pendent du plafond. Souvenirs pour quelques-uns d’entre nous qui ont visité Gournier.

La cascade de tuf en arrière plan, peu avant d’arriver à Gournier
Le lac d entrée de Gournier

De là, nous continuons le trajet sur des sentiers que je ne connaissais pas, on hésite un petit peu car le sentier démarre dans un chaos de blocs dans lesquels il n’y a pas de trace mais qui se transforme rapidement en un joli petit sentier presque horizontal juste en dessous des falaises et qui rejoint en vingt minutes la grotte de la Balme rousse. Très beau porche d’entrée dans un cadre superbe.

Le sentier de la Balme Rousse
Porche d’entrée de la Balme Rousse

La visite de la grotte est très brève mais elle permet de découvrir de gigantesques gours à sec. On casse croûte sous ce porche ce qui nous permet aussi de constater que le temps tourne et que le ciel s’obscurcit.

Montée vers les gours
Dans les gours géants

Nous quittons le porche de la Balme Rousse par une corde fixe en main courante assez raide et nous reprenons notre promenade au pied des falaises parfois sur de belles vires à chèvre, en admirant les voies extraordinaires de Presles. Ce petit sentier rejoint le sentier officiel qui nous ramène directement aux voitures. Cette petite boucle (480m, 6km) mérite d’être faite pour la variété des curiosités naturelles et la beauté des points de vue.

Sur les “vires à chèvres”
Vires confortables et agréables

De la nous repartons en voiture quelques kilomètres plus haut vers Bournillon. Nous montons rapidement les 200 m de dénivelé pour pénétrer dans ce qui est considéré comme le plus grand porche d’Europe avec plusieurs centaines de mètres de hauteur.

Le porche d’entrée de Bournillon ; on n’en voie ici qu’une partie
Le lac d entrée de Bournillon

Nous commençons par la galerie de droite qui est une gigantesque salle avec des plafonds trente mètres au-dessus de nous et une largeur telle que d’un côté on ne voit pas l’autre et au milieu on ne voit aucune des deux (sauf à avoir une lampe puissante). Le sol est un chaos de blocs, conséquence d’une succession d’éboulements qui a formé cette gigantesque voûte circulaire. En haut nous trouvons de grandes concrétions que nous admirons puis une galerie de taille plus habituelle mais dans laquelle il n’est pas besoin de se baisser et nous faisons un stop au fond de cette galerie avant qu’elle ne devienne trop spéléo. Je sais pour la connaître et qu’elle se termine par des rampings pas très agréables.

Stalagmites

Nous revenons sur nos pas, contournons le lac par le chemin EDF en admirant le volume d’eau impressionnant du Bournillon et sa cascade. Nous continuons ensuite la visite en remontant la galerie et son grand éboulis jusqu’au sommet d’où nous entendons le Bournillon qui gronde en dessous. À partir de là, la visite est un peu plus compliquée : il faut traverser une vire en hauteur au-dessus de la rivière. Cette “vire de la chèvre” n’est pas très difficile mais comme toujours en spéléo elle est mouillée et parfois glissante. La moitié de la troupe revient sur ses pas et c’est à quatre que nous traversons cette vire puis la grande galerie et le “village nègre”. De la nous revenons tranquillement sur nos pas et nous retrouvons toute la troupe aux voitures où Monique nous fait la surprise de déboucher une clairette de Die. Nous ne nous attardons pas pour autant car nous arriverons pile-poil à 6h à Grenoble pour le couvre-feu.

Débit impressionnant du Bournillon
Sur la “vire de la chèvre”.
Début de la “vire de la chèvre”

En résumé une jolie balade qui nous a fait découvrir une succession de curiosités naturelles impressionnantes et de magnifiques points de vue. Nous avons fait environ 700 m de dénivelé pour 8 km. Étonnant comme ce petit bout de Vercors peut rassembler autant de curiosités exceptionnelles.

Jacky.

Les neuf de la sortie : Chantal, Dominique C, Didier, Luckas, Monique, Elizabeth, Lucien, Marylène et moi.