Journée via ferratas et escalade en Maurienne

Grenoble Amitié Nature - Club de montagne omnisports

Journée via ferratas et escalade en Maurienne

Sortie du 18/08/2019

Pour ce 18 août, nous étions trois motivés pour réaliser les vias ferratas du Diable. Il s’agit d’un ensemble de neuf vias situées à Aussois dans la vallée de la Maurienne. Les vias s’articulent entre le forts Marie-Thérèse et le fort Victor-Emmanuel, deux des anciens forts qui assuraient autrefois la défense de la vallée. Ceux-ci surplombent plusieurs rochers qui se prêtent parfaitement aux activités qui y ont été développés : on y trouve dans un espaces très réduits les via ferratas du diable et des voies d’escalade dont des grandes voies. On y trouve aussi un accrobranche équipé de tyroliennes qui dépassent les 400 m de longueur et surplombant le vide entre les forts. La rivière de l’Arc en profite pour se faufiler entre les forts.

Le fort Marie-Thérèse en base à droite, le fort Victor-Emmanuel en face

Matinée via ferrata du Diable

Il est 10h15 quand nous commençons la première via ferrata : la traversée des anges, classée D/D+ pour s’échauffer. Cette via plutôt horizontale longe le vide sous le fort Marie-Thérèse pour atteindre le pont du diable.

Il est 10h16 seulement quand Anne se fait déjà piquer par un insecte (Un frelon ? Un taon ? Un hélicoptère apache ?) : heureusement c’est sans trop de gravité ni trop de douleur qu’elle enchaîne les premières longueurs. 10h21 : on entend les “accrobranchés” voler au-dessus de nos têtes sur la première grande tyrolienne du site.

Nous parcourons sans encombre la suite de cette première via, plutôt content du surplomb réalisé. Il est onze heures à peu près quand nous arrivons à sa fin, située sous la seconde tyrolienne : un “branché” en profite pour faire tomber une casquette, que nous laisserons sur le pont du diable, passage obligé pour rejoindre le départ de la seconde via.

Une tyrolienne à sensations perchée au-dessus du vide

La seconde via se nomme la montée au ciel : après avoir traversé le pont du diable, il s’agit là d’évoluer en face de notre première via, et de remonter sur le fort Victor-Emmanuel. Cette partie classée D+ offre donc le même panorama que la traversée des anges : cependant, elle est exposée au soleil cette fois-ci et dispose de petits dévers permettant de s’initier aux voies “dures”.

En une heure environ, nous sommes dans le fort Victor-Emmanuel (Manu pour les intimes) qui peut alors être visité. L’endroit offre de très belles prises de vues pour les amateurs de photographies et de paysages.

Prise de vue en haut du dévers
Vue depuis le fort Victor-Emmanuel

On profite de la fraîcheur du fort pour se reposer cinq minutes et enfin boire. Nous enchaînons ensuite avec notre troisième via “les rois mages” (TD). Assurément la plus techniques mais aussi la plus belle des voies du diable. Cette via est composée de trois passerelles (le pont népalais Gaspar, le pont de singe Balthazar et la passerelle Melchior avec 81 m). La première partie de la via reste assez technique et déversante. Cependant l’ensemble reste globalement rapide à réaliser et on finit la via en une bonne demi-heure.

13h : chemin du retour entre “les rois mages” et notre dernier tronçon. On décide d’enchaîner plutôt que de manger. Le dernier tronçon est constituée d’une “double via” : la descente aux enfers et la montée au purgatoire. Comme son nom l’indique, la descente aux enfers est une via descendante depuis le contrebas du fort Manu jusqu’au lit de l’Arc. Il ne s’agit pas de la partie la plus agréable de la journée concrètement, avec des appuis un peu glissants : heureusement les prises sont bonnes.

Arrivés au ponton sur l’Arc, nous commençons la deuxième partie : la montée au purgatoire. Très belle partie qui cette fois-ci remonte du coté du fort Marie-Thérèse, sous la traversée des anges. Celle-ci se prolonge plus à l’ouest pour venir longer la cascade du Nant. Sensations garanties de ce coté-là avec de belles couleurs (même pour un daltonien comme moi !). La via s’achève sur un peu de marche en contrebas du parking.

Martin dans l’ascension contre le Nant

Il est 14h30 et nous avons vraiment faim. Une “boisson fraîche” est méritée vu les efforts du matin.

Escalade au rocher des amoureux

On reprend la route vers 15h30 pour chercher notre seconde activité de la journée : l’escalade au Rocher des Amoureux.

Le site est située juste de l’autre coté de la vallée : il s’agit d’un rocher cylindrique de 60 m de hauteur environ situé juste à coté de la route et qui est équipé sur 360°. Il y a même un surplomb équipée artificiellement dans le 7b. Autant dire que c’est un parfait pour chercher l’ombre (ou le soleil selon la saison).

Nous nous dirigeons sur le secteur sud-sud-est après avoir pompé le topo sur des grimpeurs présents. Première voie en 5b/5c sans encombre pour nous trois.

On se décale légèrement pour trouver une belle fissure dans le 6a/6a+. Martin commence en tête mais “patine” dans la fissure. Petite sueur froide pour lui surtout pour enchaîner “à vue”. Anne prend le départ en tête également et enchaîne la voie. Même constat pour elle quand elle redescend : une voie “dans l’engagement”. C’est donc plein de courage que je pars… en moulinette. Au final, ça passait bien quand même.

Je profite d’être en haut pour placer la corde sur le relais d’une voie classée 6c+ pour les deux grimpeurs expérimentés du groupe. D’en bas, la voie présente un passage en toit, puis un profil très en dalle sur quatre ou cinq mètres de hauteur environ.

Martin s’élance en premier dans la voie. Pas d’encombre jusqu’au passage en dalle à partir duquel il évolue en difficulté (mais toujours en sécurité bien sur !). Il finit tout de même la voie. Anne part en second et sera confrontée aux mêmes difficultés que Martin. Quant à moi, je tente aussi mais j’échoue dans les trois quarts de la dalle et arrête. Le soleil commence à tomber.

La dalle à problèmes
Un rappel bien mérité

Nous finissons la journée avec un apéro dînatoire avant de reprendre la route sur Grenoble.

David.