Le Tour des Hautes-Gorges de la Bourne

Grenoble Amitié Nature - Club de montagne omnisports

Le Tour des Hautes-Gorges de la Bourne

« Sommet de la Sombarderie » dit Sombardier lui-même, « avec un itinéraire essentiellement hors sentier et de nombreux passages délicats et exposés ». D’ailleurs il ne publie pas le topo pour éviter les mésaventures, je ferai de même. Mais raison de plus pour aller reconnaître cet itinéraire. Il s’agit bien des hautes-gorges car l’itinéraire démarre quelques centaines de mètres après que la Bourne commence à s’encaisser, et où la route est creusée dans le rocher. Photo : Laetitia montre la vire du Bouchet, lors de l’itinéraire de retour.

L’endroit a été habité car on trouve des ruines de l’autre côté de la route. C’est par ces ruines que commence l’itinéraire. En réalité, le passage le plus difficile de tout l’itinéraire consiste à traverser la Bourne à gué, ce qui n’est possible que par petit débit, or, en mai le débit est déjà conséquent. On trouve toutefois un passage et je tends une corde pour mes coéquipières qui sont un peu plus courtes sur pattes! 

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Le passage le plus délicat de l’itinéraire, corde bienvenue.

S’ensuit une longue traversée montante en longeant la barre et en prenant au plus facile dans les nombreuses sentes des animaux puis on devine un couloir qui donne accès facilement au plateau (mais on aurait du continuer pour parcourir la vire des Olivets).

 Les difficultés d’itinéraires ne font que s’aggraver car, même si le plateau est facile pour circuler, il n’y a aucune trace et il est difficile de s’orienter dans la forêt. Nous tombons sur une piste qui n’est pas sur IGN, mais indiquée sur OSM. Cette piste nous éloigne un peu, mais nous fait gagner du temps. Surprise lorsqu’elle s’approche à nouveau des gorges, nous trouvons un hamac, une table et des chaises remarquablement placées pour admirer les gorges. Nous ne résistons pas à faire la photo. 

Ouf, la Bourne est franchie. On est au pied des ruines.
Ruines, restes de canalisations au pied de la barre.
Progression dans des pentes parfois malcommodes. Pas vraiment de sentier.
Une fois sur le plateau, on retrouve le soleil, dans une forêt vierge de traces.
Surprise, on trouve une piste, puis au bord de la gorge, un hamac …
Il faut dire que la vue, depuis le hamac …

Nous quittons la piste pour poursuivre au jugé dans la forêt pour trouver la vire du Bouchet. Pas vraiment de point de repère, pas vraiment de cairn, c’est au pif qu’il faut trouver le départ en partant d’abord dans le torrent et en prenant ensuite à gauche sur de petites banquettes assez étroites. Tout de suite après la vire devient large et confortable et c’est un plaisir de se promener en milieu de falaise sans aucune difficulté. Au bout de quelques centaines de mètres, la vire devient plus étroite et nous avons la surprise de voir quelques beaux câbles placés récemment de façon très professionnelle. Qui donc est venu ici s’amuser à mettre des câbles ? Après 3 câbles et une corde fixe, on se trouve devant un couloir rocheux muni de quatre spits et un amarrage naturel pour une vingtaine de mètres d’escalade en III. l’endroit est très peu fréquenté et même si le rocher est en général bon, il reste pas mal de pierres en équilibre. Prudence.

Sur la vire du Bouchet, facile et agréable.
de nombreuses baumes
qui se complique un peu vers la fin.
On trouve des cables, et on s’encorde par précaution.
Quelques passage raides …
puis une longueur d’escalade facile.
ce qui nous permet de sortir de la vire du Bouchet.
Toujours dans un cadre grandiose.
Cette après-midi nous serons sur la vire à droite de la photo.

Nous voilà de nouveau dans la forêt, très belle, plus ou moins plate malgré quelques gros rochers et surtout exempte de toutes traces. Nous nous dirigeons au jugé vers une ferme, la Belle Combe. Juste avant d’y parvenir, nous plongeons vers la falaise à la recherche du passage donnant accès au Bénitier. Il est étonnant de voir que cette falaise impressionnante peut être franchie aussi aisément. Nous descendons donc le Bénitier avant de trouver le sentier amenant au pont de Valchevriere.  Il n’est même pas midi, nous avons largement le temps pour une longue pause casse-croûte avant d’attaquer le retour sur l’autre rive.

Peu avant d’arriver à Belle Combe.
Au dessus du Benitier, falaise qui semble difficile de franchir…
.. mais on y trouve un passage facile. Corde appréciée tout de même.
puis descente raide pour rejoindre …
le bon sentier qui mène au pont de Valchevrière.

Le retour est plus classique avec de bons sentiers mentionnés sur toutes les cartes, la montée est toutefois rude dans un épais tapis de feuilles mortes. Nous faisons le détour par la Balme Noire, détour justifié par la beauté du site et la visite de cette grotte munie d’un beau porche d’entrée mais  finalement assez courte, et nous reprenons l’ascension vers le plateau que nous atteignions par le pas de la Ferrière.

Arrivée au porche de la Balme Noire.
Beau et vaste porche d’entré.
Grotte pas très longue…
mais visite intéressante.

Un petit bout de route puis nous prenons le sentier, bien marqué et balisé du balcon Sud de la Haute Bourne,  ce qui nous permet d’admirer l’itinéraire de la matinée depuis l’autre côté du canyon.

Il est étonnant de voir combien il était facile de se promener au milieu d’une falaise impressionnante. Nous perdons un peu de temps pour trouver le sentier du Balcon Est de la Haute Bourne et une fois sur ce sentier, pour changer, je décide de suivre les traces jaunes. Mauvaise idée, il vaut largement mieux suivre le sentier classique, car les marques jaunes sont pour les cordistes qui ont installé les filets de protection. Itinéraire peu marqué, un peu chaotique au dessus de la route, avec un petit rappel qui arrive sur la route derrière les filets justement. Pas facile d’en sortir. Nous sommes à quelques centaines de mètres au-dessous de la voiture, la boucle est bouclée.

Au pas de la Ferrière on trouve une route que l’on quitte rapidement.
Le balcon sud de la haute Bourne, très agréable et balisé.
Belle vire facile …
et vue imprenable sur les gorges.
La vire du Bouchet est cette ligne d’arbre en milieu de falaise à droite.
Descente par l’itinéraire des cordistes (déconseillée).
Arrivée sur la route … du mauvais coté des filets.

Nous sommes enchantés par cette boucle originale, un peu complexe dans sa première partie, qui réserve de nombreux points de vus magnifique sur la haute-gorge de la Bourne.

Participants, Monique S, Laetitia R, Jacky E.