La Boucle de York Mallory

Grenoble Amitié Nature - Club de montagne omnisports

La Boucle de York Mallory

Par cette journée ensoleillée et relativement chaude pour un 29 octobre, cinq GANistes au départ du Rivier d’Allemont, à 9h35, afin d’aller explorer le lieu du crash d’un avion, Avro York, de l’armée de l’air britannique en 1944 et la stèle du York Mallory.

La montée sur le premier ressaut rocheux

Le début se fait doucement en passant les maisons, jusqu’à une première bifurcation où le sentier devient terreux et raide. Une mise en jambes dès le départ pour environ 50 minutes jusqu’aux alpages. En entamant les lacets, quelques-uns jettent un coup d’œil pour trouver des champignons.

On arrive à un poteau PDIPR sans nom, avec un paysage automnal qui se décline sur les alpages. En bas du poteau, deux morceaux argentés de l’avion York font office de sentinelle.

On constate également un profil lointain : un randonneur solitaire sur le sentier en hauteur, marchant vite. La plupart du temps nous étions les seuls.

Un pause pour prendre des forces avant de faire cette portion sportive, car plusieurs ont eu une nuit blanche.

Pause avec vue sur la vallée et pics et débris du avion York.

En montant, le bonheur s’installe, car il y a plein de myrtilles à manger. Encore une quarantaine de minutes avant qu’on puisse vraiment reprendre nos souffles. Le groupe marche bien, d’une allure modérée et après une mise en jambes assez soutenue pour franchir un ressaut rocheux, on arrive dans un cirque. Je vois les deux premiers arrêtés à côté d’un autre morceau d’avion. Ils pensent que la stèle est là.

Encore une pause pour admirer la vallée d’en face, le barrage de Grand de Maison et les pics lointains et une discussion commence sur quels sommets sont en face.

Les restes de l’Avion de York Mallory

J’oblige le groupe à redémarrer pour aller au fond ou se trouve la stèle, car il ne nous reste que quelques minutes.

En arrivant au bloc de rocher où il y a une plaque commémorative, on voit plusieurs morceaux de la carlingue sont éparpillés dans le creux du vallon. On prend une longue pause en face de la plaque et j’explique ce qui s’est passé le 14 novembre 1944, où équipage et passagers ont trouvé la mort, y compris le frère cadet de l’alpiniste, George Mallory, Sir Leigh-Mallory et son épouse. Je pose ma croix de recueillement sur le rocher entouré des restes de l’avion.

La Stèle

C’est déjà midi et demi, le groupe se pose la question de monter sur un deuxième ressaut rocheux, pour pouvoir voir les sommets de Belledonne et manger là haut à l’écart du lieu sombre.

Donc nous sommes repartis sur un sentier balisé PR, (mais pas sur la carte) raide et caillouteux, d’environ 100 m de dénivelé pour éventuellement déboucher sur un petit replat avec une vue dégagée sur la Pointe de la Scia et la Pointe du Scialet, le Ferrouillet, et le Sommet Colomb de l’autre côté. Un espace herbeux nous attendait pour faire la pause midi. Ceci dit, on voit des panneaux jaunes du GR738 une centaine de mètres en face de nous qui inspire une personne d’ aller noter les infos. Je pars pour découvrir ce raccourci, marqué avec des cairns et pointillés roses, car les autres font une sieste.

Sous La pointe de la Scia – Le début de la descente sur le GR 738

On s’approche de l’heure de repartir, et on discute du retour. Après une petite consultation des cartes, le groupe est partant pour retourner en prenant le GR 738 par le lac de la Coche, malgré qu’il y a quand même du dénivelé en plus et une distance supplémentaire à faire en prenant cette option.

Le groupe ayant la volonté de prendre le GR, aborde en premier temps, une courte descente dans le relief accidenté parmi les blocs et pierriers, typiques de Belledonne, avec quelques râlements bien sûr.

une vue magnifique sur les reliefs des Écrins et lac du Verney

Après, nous marchons aisément le long du «Clot du Ban », au dessus du Ruisseau des Villages. On a croisé des gens qui eux mêmes profitent d’une belle sortie en montagne. Bien sûr, on a pris des pauses pour photographier le paysage sublime, car cette fois on voyait le Grand Pic de Belledonne.

Clot du Ban – Avant la dernière grimpette sur le GR

On a eu droit à quelques montées où les langues ont tirées un peu, (la mienne principalement), mais dès qu’on a vu le lac de la Coche en bas: le bonheur de dire, çà y est, c’est la descente maintenant. Pourtant, c’était une longue descente, mais par contre beaucoup moins raide que si on avait fait un A/R de la stèle.

Les couleurs d’automne étaient très évidentes en passant par la Berche. Dernière ligne après en forêt jusqu’au Rivier d’Allemont.

Retour aux voitures à 17h45, un groupe ravi d’avoir fait autant et de découvrir une nouvelle partie de Belledonne et une personne contente d’avoir mis le pied sur le GR 738.

La Berche – Sur le sentier de retour

Les Cinq Ganistes du jour : Sandrine, Michel, Murielle , Valérie( nouvelle au GAN), et Natacha

12km et 1010m de dénivelé réalisé, en mode randonnée moyennement sportive mais détendu.

Natacha