Deep Water Solo au lac d’Annecy

Grenoble Amitié Nature - Club de montagne omnisports

Deep Water Solo au lac d’Annecy

Pour une fois, le GAN propose ni une sortie en montagne ni sous terre, mais bien sur un lac pour faire de l’escalade. Et par les chaleurs qui courent ces temps-ci, une baignade sur le lac d’Annecy était plus que bienvenue.

C’est anisi que quatre ganistes se donnent rendez-vous samedi matin pour (re)découvrir le psicobloc : Alice, Emmanuelle, Martin et David. A l’arrivée à Talloires, on sent vite que la crème solaire sera notre meilleure amie. Enfilade du maillot de bain, préparation des sac à dos à apporter sur le lac, location du pédalo, et c’est parti pour quinze bonnes minutes de pédalage pour atteindre le premier spot de grimpe : le Petit Pertuis (le nom de la cavité dans la falaise)

Premiers pas dans le psicobloc pour Alice

Après quelques prises de marques pour réapprendre à grimper sans baudrier, on se sent plus à l’aise pour enchaîner les voies. Pas de topo officiel ici, chacun est libre de trouver la ligne qui lui convient, surtout que ce petit secteur regorge de passages différents.

Chacun sa voie, même si c’est une impasse

Après avoir fini l’échauffement dans le premier spot, et avec la faim grandissante pour certains, on décide de se rendre au deuxième lieu de grimpe sous le Roc de Chère en partageant les taches : pendant que deux pédalent, deux peuvent manger.

Belle vue qui s’offrent à nous en s’éloignant de Talloire

Sur notre deuxième lieu de grimpe, les choses se corsent avec des voies “un ton au-dessus” : la grotte du Grand Pertuis, et indéniablement le spot préféré de Martin pour faire parler sa technique.

Martin et la grotte du Grand Pertuis

L’escalade y est plus difficile sans être inaccessible : à gauche de la falaise, les prises sont fines, et le départ se fait debout sur le bateau ce qui rend difficile les premiers pas, à droite, le départ est bien plus simple, mais les prises sont moins nombreuses au fur-et-à-mesure que l’on monte. Cependant, on peut réaliser une belle traversée “à bras” de la droite vers la gauche avec plusieurs variantes pour s’éviter les difficultés du départ.

La variante “haute” de la traversée avec une longue recherches de prises

Avec très peu de monde aux alentours initialement, il y a finalement plusieurs groupes de bateaux qui se rapprochent de la falaise. On est rejoint par un autre groupe de grimpeurs, ainsi que plusieurs sauteurs (au moins un avait sauter à une vingtaine de mètres). On décide de rentrer après avoir pris le temps de savourer les voies.

Le “final” de la traversée qui peut se poursuivre en passant à gauche de la végétation

Après trois heures sur le pédalo au final, on se dit qu’il serait bien de rentrer, surtout qu’il y a plus de trente minutes de pédalage pour rentrer. Certains tentent de sortir les palmes mais n’arriveront pas à suivre la cadence infernale imposée et remontent pour profiter du confort du pédalo.

On ne dirait pas, mais on crève de chaud

L’après-midi est à peine entamée, et au final on se pose sur le port de Talloire : bellotte, apéro, glace, baignade, apéro, baignade, bronzage et coups de soleil pour passer l’après-midi tranquillement.

Le vent se lèvera au final aux alentours de 18h et il sera temps pour nous de rentrer dans la fournaise de Grenoble.
Une belle journée qui sort de l’escalade classique, avec un supplément de fraîcheur bien agréable.

David.